La Révolution de la Liberté et de la Dignité a fait miroiter l’espoir que nous soyons enfin citoyens. Cette notion réfère à un projet commun auquel on souhaite prendre une part active.
La citoyenneté comporte des droits civils et politiques et des devoirs civiques. Un citoyen est un sujet de droit dans la cité et face aux institutions. Et c’est de ce dernier point qui est occulté par toutes et tous qui sont braqués sur le droit politique et la liberté d’expression. Mais je peux vous assurer que le droit le plus important pour le Tunisien aujourd’hui est son droit face aux institutions. Il le demande haut et fort sans pouvoir le définir pour l’écrire, il l’exprime alors par l’action.
A juste titre, depuis que la vis de l’appareil répressif policier s’est un peu desserré, éclatent tous les jours des affaires ou un administré, croyant devenu citoyen, exige le respect de la part d’une institution. La façon est certes parfois brutale mais elle nait, presque dans tous les cas, d’une oppression. Car, face à une institution, un administré, par reflexe conditionnel a peur et ne réagit donc qu’au-delà d’un seuil de tolérance.
Trois exemples parlants :
- Un patient comprenant mal l’attente pour faire une radio du thorax se présente lui-même au service de Radiologie et « agresse » verbalement le Chef de Service, un Professeur en Médecine. Ce dernier, imprégné des valeurs de citoyenneté, a compris que ce citoyen s’est considéré, à juste titre ou non, bafoué dans son droit et a décidé de calmer le jeu. Mais, bizarrement, d’autres se sont sentis dans l’obligation de réagir et vouloir punir ce citoyen. Pourquoi, parce qu’ils pensent que face à une institution, un administré n’a pas de droits et est fautif quoiqu’il en soit. Un principe de solidarité qui va au-delà de soutenir un collègue mais de vouloir pérenniser la puissance de l’institution qui devient alors elle-même répressive.
- La mère d’une patiente parturiente qui fait une hémorragie, au comble d’un stress incompréhensible, demande des nouvelles à une infirmière qui l’envoie balader par « je m’occupe d’une autre patiente et dès que je finirai, je passerai la voir ». Pour être honnête, je l’aurais agressé aussi. Et bien, solidarité oblige, tout le personnel de l’hôpital se met en grève. Est-ce normal ?
- Une Médecin Interne, se présente au secrétariat d’un service, pour récupérer un examen. Vous avez bien compris, pour récupérer un examen d’un patient, et non d’un parent. Si vous ne trouvez rien d’anormal dans cela, c’est que le système vous a eu. En normalité, une Médecin interne n’a pas vocation de récupérer les examens. Si elle le fait, c’est pour servir les patients et faire fonctionner malgré tout l’institution où elle est de passage pour quelques mois. Le comble, la secrétaire lui di de repasser, trouvant ainsi probablement un malin plaisir à l’humilier. L’interne exaspérée réagit. Le chef de service, sans demander à comprendre en convoquant son jeune collègue rapporte l’affaire aux séniors du service où est affectée la Médecin Interne. Ceci est aussi la parfaite démonstration que face à l’institution, personne n’est citoyen, ni le patient ni même les médecins temporaires et que le droit dans une institution s’acquière par le poids accumulée par le nombre des années.
Et le droit de citoyen au respect et à la reconnaissance pour le bénévolat et la générosité envers cette institution ?
Et maintenant, la petite réflexion à tous ceux qui réagissent en solidarité dans une institution. Et si c’étai votre fils ? Comme l’avait bien écrit la Médecin Interne concernant la réaction de son ainé ; Et si c’était votre fille qui saignait ? Et si c’était vous qui attendait depuis des heures qu’on vous fasse une Radio ?
Et bien la solution, après une révolution qui va nous donner le droit du vote, la liberté d’expression, reste une autre révolution à faire qui est celle des institutions qui doivent considérer leurs clients et leurs intervenants temporaires comme des CITOYENS.
Si vous voulez être citoyen, les personnes autour de vous le seront aussi. Traitez les comme tels.
La citoyenneté comporte des droits civils et politiques et des devoirs civiques. Un citoyen est un sujet de droit dans la cité et face aux institutions. Et c’est de ce dernier point qui est occulté par toutes et tous qui sont braqués sur le droit politique et la liberté d’expression. Mais je peux vous assurer que le droit le plus important pour le Tunisien aujourd’hui est son droit face aux institutions. Il le demande haut et fort sans pouvoir le définir pour l’écrire, il l’exprime alors par l’action.
A juste titre, depuis que la vis de l’appareil répressif policier s’est un peu desserré, éclatent tous les jours des affaires ou un administré, croyant devenu citoyen, exige le respect de la part d’une institution. La façon est certes parfois brutale mais elle nait, presque dans tous les cas, d’une oppression. Car, face à une institution, un administré, par reflexe conditionnel a peur et ne réagit donc qu’au-delà d’un seuil de tolérance.
Trois exemples parlants :
- Un patient comprenant mal l’attente pour faire une radio du thorax se présente lui-même au service de Radiologie et « agresse » verbalement le Chef de Service, un Professeur en Médecine. Ce dernier, imprégné des valeurs de citoyenneté, a compris que ce citoyen s’est considéré, à juste titre ou non, bafoué dans son droit et a décidé de calmer le jeu. Mais, bizarrement, d’autres se sont sentis dans l’obligation de réagir et vouloir punir ce citoyen. Pourquoi, parce qu’ils pensent que face à une institution, un administré n’a pas de droits et est fautif quoiqu’il en soit. Un principe de solidarité qui va au-delà de soutenir un collègue mais de vouloir pérenniser la puissance de l’institution qui devient alors elle-même répressive.
- La mère d’une patiente parturiente qui fait une hémorragie, au comble d’un stress incompréhensible, demande des nouvelles à une infirmière qui l’envoie balader par « je m’occupe d’une autre patiente et dès que je finirai, je passerai la voir ». Pour être honnête, je l’aurais agressé aussi. Et bien, solidarité oblige, tout le personnel de l’hôpital se met en grève. Est-ce normal ?
- Une Médecin Interne, se présente au secrétariat d’un service, pour récupérer un examen. Vous avez bien compris, pour récupérer un examen d’un patient, et non d’un parent. Si vous ne trouvez rien d’anormal dans cela, c’est que le système vous a eu. En normalité, une Médecin interne n’a pas vocation de récupérer les examens. Si elle le fait, c’est pour servir les patients et faire fonctionner malgré tout l’institution où elle est de passage pour quelques mois. Le comble, la secrétaire lui di de repasser, trouvant ainsi probablement un malin plaisir à l’humilier. L’interne exaspérée réagit. Le chef de service, sans demander à comprendre en convoquant son jeune collègue rapporte l’affaire aux séniors du service où est affectée la Médecin Interne. Ceci est aussi la parfaite démonstration que face à l’institution, personne n’est citoyen, ni le patient ni même les médecins temporaires et que le droit dans une institution s’acquière par le poids accumulée par le nombre des années.
Et le droit de citoyen au respect et à la reconnaissance pour le bénévolat et la générosité envers cette institution ?
Et maintenant, la petite réflexion à tous ceux qui réagissent en solidarité dans une institution. Et si c’étai votre fils ? Comme l’avait bien écrit la Médecin Interne concernant la réaction de son ainé ; Et si c’était votre fille qui saignait ? Et si c’était vous qui attendait depuis des heures qu’on vous fasse une Radio ?
Et bien la solution, après une révolution qui va nous donner le droit du vote, la liberté d’expression, reste une autre révolution à faire qui est celle des institutions qui doivent considérer leurs clients et leurs intervenants temporaires comme des CITOYENS.
Si vous voulez être citoyen, les personnes autour de vous le seront aussi. Traitez les comme tels.
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